Les tribulations des Gones en Chine

09 novembre 2009

Le voyage au Guizhou - Pays Miao

Voyage au pays MIAO- Province du Guizhou


Pour présenter toute la variété de cette contrée on propose :


- un diaporama envoyé par messagerie, quelques extraits choisis du diaporama


Le pays Miao et son relief montagneux et aussi ses routes défoncées...




Au retour du jardin costume MIAO



Un paysan devant chez lui




Une coiffe en argent


Une rizière en terrasse au village Xijiang

- et un film sur le spectacle Danse et Musique qui a lieu au village de Xijiang, la taille pose encore un problème de diffusion


La préparation du spectacle en coulisses

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15 mai 2009

Fu Lu Shou ou les 3 etoiles

Dans la culture chinoise on décrit les attributs de la bonne vie par les trois constituant suivants : le bonheur, la prospérité et la longévité.

Ces trois énergies sont universelles :  Fu (bonheur), Lu (richesse) et Shou (longévité).

Initialement ils ont été associés à des étoiles de l'astrologie chinoise d'où leurs noms de dieux des trois étoiles.

A partir de la dynastie des Ming, les trois étoiles sont représentées sous différentes formes, en ivoire sculptée, en bois, en statue ou en porcelaine

Fu-xing




FU -Xing, ce qui signifie l'étoile du bonheur se réfère à la planète Jupiter. Dans l'astrologie traditionnelle, la planète Jupiter est considérée comme favorable.

Il est le plus souvent représenté dans le bleu des vêtements d'un fonctionnaire et en compagnie des enfants, ou dans sa forme symbolique d'une chauve-souris. Le fait de le présenter en compagnie d'enfants est à relier à la culture chinoise selon laquelle les enfants sont l'assurance de l'avenir, signe donc de bonheur.

Selon la tradition, Fu xing a été au 6e siècle un fonctionnaire du gouvernement sous le nom de Yang Cheng du village de Dao-zhou. Tous les habitants de ce village étaient de très petite taille. Chaque année, l'empereur faisait convoquer un grand nombre de personnes à sa cour, car il aimait s'entourer de nains. La population de ce village réduit grandement au fil des ans. Yang Cheng a adressé une pétition à l'empereur pour lui demander de montrer à la population de sa ville natale. L'empereur a été si ému par cette pétition qu'il n'a plus jamais convoqué de nouveaux enfants à sa cour. Après sa mort, le peuple a construit un temple à sa mémoire, et ainsi au fil du temps, il a été considéré comme la personnification de la bonne fortune.



















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Lu-xing                                                


Lu-xing, ce qui signifie l'Etoile de la Prospérité, se réfère à la Grande Ourse ou, en astronomie chinoise traditionnel , à la sixième étoile du groupe Wenchang. Les amateurs apprécieront...

L'étoile Lu a été vénérée séparément des deux autres, comme étant la divinité permettant de réussir les examens d'entrée dans la bureaucratie impériale. L'étoile Lu est donc habituellement représentée revêtue de la robe des mandarins.

En chinois le mot se réfère spécifiquement au traitement d'un fonctionnaire du gouvernement. À ce titre, la star Lu est l'étoile de la prospérité, le rang, et de l'influence.





























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Shou-xing

Shou Xing ce qui signifie l'étoile de la longévité représente l'Étoile du pôle Sud. Le culte des étoiles a toujours été très présent dans les cérémonies royales en raison de la croyance que la divinité stellaire pourrait contrôler le destin du pays. En outre, elle était censée posséder le pouvoir de décider de la durée de vie des mortels. A ce titre Shou-Xing est l'une des divinités les plus remarquables dans la littérature chinoise.

Le Dieu de la Longévité a une longue barbe et une énorme chauve tête haute. Il porte toujours un baton de marche et une citrouille gourde qui contient l'eau de vie. . Ces deux éléments sont des symboles de l'immortalité.

Shou Xing ce qui signifie l'étoile de la longévité resprésente l'Étoile du pôle Sud. Shou Xing occupé une place très importante dans star culte. Le culte des étoiles a toujours été très présent dans les cérémonies royales en raison de la croyance que la divinité stellaire pourrait contrôler le destin du pays. En outre, il était censé posséder le pouvoir de décider de la durée de vie des mortels. A ce titre Shou-Xing est l'une des divinités les plus remarquables dans la littérature chinoise.Le Dieu de la Longévité a une longue barbe et une énorme chauve tête haute. Il porte toujours un baton de marche et une citrouille gourde qui contient l'eau de vie. . Ces deux éléments sont des symboles de l'immortalité.
Selon la légende, Shou Xing est né après neuf ans d'attente dans le ventre de sa mère. Une nuit, la jeune femme était à l'extérieur de sa maison et a levé les yeux vers le ciel. Elle a été surprise de voir une étoile très brillante et elle le fait remarquer à son mari. Son mari lui dit que c'était l'étoile du pôle Sud et que ce soir, l'étoile était plus lumineuse que d'habitude.Un voisin ayant également entendu la conversation, sortit pour s'apercevoir que tout à coup l'Étoile du Pôle Sud avait disparu. Au même moment, la jeune femme a commencé à se sentir mal et donc le couple est rentré à la maison . Dans le milieu de la nuit, la jeune femme a été réveillée par le bruit d'un jeune garçon qui pleurait hystérique, qui lui disait qu'elle était sa mère, qu'il était de son ventre et qu'elle avait dû attendre dix ans avant qu'il ne puisse naître. La jeune femme était terrifiée et r
éveilla son mari. Elle lui dit ce qu'elle avait entendu et lui il l'a frappé comment pourrait-elle porter l'étoile du pôle Sud? Ils sont allés à l'extérieur de l'Étoile de trouver le pôle Sud, et elle avait disparu.
Toutefois, à la surprise générale, Shou Xing est totalement chauve. La raison en était que sa mère n'avait pas pu le porter à terme. Comme Shou Xing grandissait, malheureusement, ses cheveux ne poussaient pas plus. Ses parents essayaient de le rassurer qu'ils allaient pousser, mais il était encore aussi chauve que le jour de sa naissance. En raison de son crâne chauve, Shou Xing était gêné pour sortir en public et se rendait souvent dans les collines pour pratiquer la méditation et chercher sa voie. Il a senti que quelque chose en lui l'appelait tous les jours. Finalement, Shou-Xing décide de partir au fond des collines, où personne d'autre n'avait s'aventurer. Il avait une vocation. Aux gens qui lui demandait où il allait, il répondait qu'il allait les collines et qu'il reviendrait quand il serait temps. Après 1000 ans et neuf générations, Shou Xing revint finalement au village. Il avait bien changé. Il avait une longue barbe qui est maintenant à sa taille. Dans sa main gauche, il avait un bâton de marche avec une citrouille liée à celui-ci. Dans la main droite, il a la pêche de l'immortalité.Son aspect étrange attire l'attention de nombreuses personnes. Lorsque les fonctionnaires entendent parler de lui, ils le disent à l'Empereur Renzong qui demande à en savoir plus sur ce vieil homme. Shou Xing a été pr
ésenté devant l'empereur. L'Empereur lui demande son identité et son âge. Shou Xing ne répond pas même après près plus de 7 verres d'alcool de l'empereur et du vin et s'en va sans rien dévoiler. Furieux l'Empereur qui cherchait à connaître le secret de sa longévité envoie ses soldats le capturer mais en vain. Un passant raconta à l'empereur qu'il avait vu Shou-Xing monter au ciel dans un nuage de fumée.

Enfin à l'occasion des fêtes de familles il est courant d'utiliser les symboles ou les images de la Longévité à exprimer sa gratitude envers les anciens de la famille pour l'octroi d'une longue vie. Lorsque les personnes âgées célèbrent leur anniversaire, les familles et les amis donnent en cadeaux des dessins de Shou.

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20 avril 2009

Suite et fin de la visite de Xi An

Xi-An est connue principalement pour l'armée des soldats de terre cuite de l'empereur Qin. Mais cette ville a été également la capitale de l'Empire, elle possède donc des sites qui méritent également le détour. En avant donc pour la suite de la visite de Xi-An.


Premier bâtiment : la Tour du Tambour.


Cette Tour que l'on aperçoit tout d’abord de nuit

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10 avril 2009

Xi'An Les soldats de terre cuite

A l'occasion de la fête des morts qui a lieu le 4 avril, nous avons bénéficié d'un week-end de 3 jours et en avons profité pour visiter Xi'An et ses fameux soldats de terre cuite. Ces trois jours étaient chômés pour les Chinois qui d'après les médias commencent à découvrir le tourisme intérieur. On peut confirmer que la tendance est réelle car nous n'étions pas seuls de loin s'en faut !

La ville de Xi'An recèle de nombreux attraits mais commençons par ce qui a fait la célébrité de la ville : Bingmayong en chinois pin-yin. Nous parlerons de ces autres facettes une prochaine fois.

En fait l'Empereur Qin est considéré comme le premier grand Empereur de Chine, d'ailleurs en chinois il faut prononcer Tchin, d'où le nom de la Chine ? Un dictateur , avec des méthodes de gouvernance assez radicales et conquérant hors pair, entre Napoléon et Alexandre le Grand. On détaillera tout cela dans le message sur son tombeau.
Toujours est-il qu'il a commencé les travaux autour de son tombeau dès l'age de 13 ans ! Pour cela il a "mobilisé" des volontaires (? on nous montre des images de personnes enchaînées) environ 500 000 personnes pendant 37 ans !! pour réaliser l'ensemble.
Pour protéger son tombeau il a construit une armée de soldats de terre cuite. Assez tôt au début du XXème siècle le tombeau de l'Empereur Qin a été localisé mais l'armée enterrée demeurait introuvable.

Le site a été découvert de manière fortuite en 1974 par des paysans qui creusaient un puits, remettant à la surface une oeuvre datant d'environ 2200 ans !

Tout d'abord une vision d'ensemble des soldats découverts, la fosse mesure environ 200 m de long et 60m de large :


On en dénombre un total d'environ 1000 soldats

Les soldats sont disposés en bandes séparées par un mur de terre. En fait cette disposition servait à supporter des rondins de bois qui consistait un plancher de protection des soldats. Ceci explique leur bon état après 2200 ans d'enfouissement.


On remarque au centre les dispositifs de protection des soldats avec les rondins de bois.

L'ordonnancement des soldats est conforme aux dispositions de l'armée de l'Empereur Qin.

En premier l'avant-garde :

Ensuite les colonnes de soldats au nombre de 9 avec 4 soldats de front :

Une colonne de fantassins tenant des lances,
initialement les armes étaient réelles mais elles ont été pillées.

En se rapprochant on se rend compte de la précision de chaque soldat entre les voltigeurs, les arbalétriers et les chevaux inclus dans la colonne:


Chaque soldat a aussi une expression du visage particulière

Le détail de la tenue de combat est saisissant.


Les chevaux sont également bien rendus avec une expression très réelle.


Au fond de la fosse des soldats abimés pendant les fouilles sont présentés au public pendant leur restauration. On comprend mieux comment ils étaient fabriqués.

Leur taille varie de 1,75 m à 1,95 m, ce qui était grand pour l'époque. Chaque soldat est composé de plusieurs parties moulées et cuites séparément. Les pieds et les jambes sont pleins et le reste creux. La tête est une pièce spéciale, ce qui explique que l'on en ait trouvé décapité. Par contre une couche de terre superficielle était ajoutée après le moulage pour donner une expression spécifique.

Voici quelques exemples de visages de soldats :


Enfin ils semblent que les soldats étaient peints initialement mais que la peinture n'ait pas résisté à l'usure du temps.

Pour que l'on puisse voir les soldats de plus près, quelques éléments sont mis en vitrine :

Un archer



Un arbalétrier

Un officier


Un cheval et son cavalier particulièrement réussi.



Enfin un dernier hall d'exposition rassemble des pièces en bronze avec le fameux attelage de quatre chevaux, difficile à prendre en photo car dans une forte pénombre :

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21 mars 2009

La plantation du riz

Arrivé le mois de mars, les champs autour de Taishan retrouvent de l'animation pour la plantation du riz.


En fait la préparation de la plantation avait commencé sans crier gare. En effet la première étape consiste à la réalisation des semis. La méthode utilisée consiste à planter les semis dans les alvéoles d'une bande en plastique.

Afin de favoriser et accélérer le développement les semis sont placés sous une serre à même le champ. Dès que les semis ont atteint la taille voulue, on peut procéder à la plantation du riz.


Vient ensuite la préparation des rizières.

Première étape : noyer les champs. Pour y parvenir les paysans installent un réseau de canaux hydrauliques pour amener l'eau dans les différentes parcelles.

On voit ici un exemple de canal.

Ensuite les parcelles sont installées avec de légères différences de niveau pour favoriser leur traitement indépendamment.

La deuxième étape consiste à labourer le champ sous eau.

Premier moyen avec une machine motorisée

Deuxième moyen avec une traction par un buffle,

Les mêmes de plus près.

Après le labourage on finit la préparation du champ en passant un engin en bois afin d'aplanir (?) le sol



La même activité de plus près.

Par endroits il y a encore des finitions "à la main", on distingue bien sur la photo, la profondeur de l'eau et les différences de niveaux entre les parcelles.

La préparation se termine par un peu d'engrais avec un geste (auguste ?) du semeur.

Après tous ces préparatifs on peut passer à la plantation proprement dite avec finalement deux méthodes différentes :

La première que l'on peut qualifier de plus ancienne, courbés pour mettre en terre chaque pied,

Conditions de travail fort pénibles mais résultats très réguliers pour l'implantation.

Deuxième méthode qui semble être une nouveauté, en fait chaque plant est lancé dans l'eau. Le plant est ajusté savamment pour qu'il se plante alors tout seul sous son poids propre ! Malin et rapide ! Enfin dernier raffinement les semis sont maintenus dans leurs alvéoles et le tout flotte gentiment sur l'eau ...

On distingue bien les bandes avec les alvéoles et les plants de riz qui viennent d'être jetés.

On aperçoit la bande qui flotte sur l'eau et la paysanne en train de jeter ses plants, on dirait de loin un jeu de fléchettes mais là on arrive à tous les coups dans le mille.

Détail pour montrer qu'il n'y a pas que des femmes....

Le résultat à plus grande échelle après plantation :


Deux densités de plantation différentes liées aux deux méthodes (?) ou des variétés différentes de riz (?)

Une vision avec perspective

Pour terminer des essais de photos en gros plan avec tentative de jouer avec les reflets sur l'eau :

Encore plus près :


Clin d'oeil de fin à double titre en raison de l'année du buffle. On a aperçu tout à l'heure que ces braves bêtes, que l'on voit brouter le plus souvent, travaillent dur, mais ils savent aussi trouver du bon temps :


Après l'effort le réconfort

Bonne année du buffle !

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15 mars 2009

Yunnan - portraits de chinois

A l'occasion d'un voyage au Yunnan, province du Sud-Ouest de la Chine aux contreforts du Tibet, quelques portaits de chinois des différentes minorités rencontrées sur la route. L'itinéraire suivi allait de Dali à Lijiang et enfin à Zhongdian, respectivement à l'altitude de 1900m, 2400m et 3160m. Pour le plaisir de la découverte de contrées lointaines.

Première étape : Dali et ses environs



La corvée de bois ....



un enfant porté sur le dos et muni d'un drôle de chapeau

La marchande de légumes,

Le boucher avec sa viande... fraîche,

Une passante,

Des personnes âgées encore bien actives :


Petit détail : la grand-mère garde le nourrisson la cigarette en main !

Minorité Naxi

Femme acceptant de poser avec gentillesse,
on remarque au passage la casquette type Mao d'un bleu soutenu

Les mêmes tenues avec les ornements portés sur le dos,
Ce sont des capes brodées aux sept étoiles de la Grande Ourse,
Dénommées peaux de moutons aux yeux de grenouilles !

La marchande de pommes de terre douces cuites

La marchande de friandises en train de peser

La ménagère et son panier sur le dos !

La culture traditionnelle des Naxis s'appelle Dongba et elle a été perpétuée au fil des années par les shamans Dongba, intermédiaire entre les hommes et le monde des esprits :

Un premier shaman

Un deuxième shaman, la culture dongba se caractérise aussi par une forme d'écriture
tres particulière que l'on voit au premier plan,
on trouve encore des livres datant de plus 1500 ans en bon état de conservation.


Le célèbre docteur Ho, médecin herboriste de Baisha,

Attroupement d'hommes au bord de la route
et au loin un aperçu de la chaîne de montagne


Dernière étape du voyage Zhongdian tout proche du Tibet :

Une famille rencontrée sur un parking au bord de la route

Un enfant qui se débarrasse de son "chapeau"

Deux femmes chaudement vêtues

une autre femme plus décontractée

Un enfant avec une tenue Louis XV,
en fait ce n'est pas une perruque mais un chapeau,

cène de marché qui donne un aperçu de la grande variété de chapeau dans cette région

La jeune fille et ses chiens, on remarque que l'épaisseur de la fourrure des chiens donne un idée de la température en hiver,

Détail de la tenue vestimentaire de dos

Une enfant,

De jeunes futurs moines tibétains

Un moine en train de prier,

Clin d'œil, l'amitié entre hommes en Chine peut s'afficher de cette manière,
on ne voit pas cela en Europe,

Enfin une scène de la vie paysanne à 4000 m d'altitude :


La famille au labour, la femme guide les yacks et l'homme à la charrue.

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07 mars 2009

Moyens de transports et chargements

Dans un message précédent nous avions montré les chinois dans la rue. Pour compléter la découverte on est rapidement frappé en Chine par les moyens de transports très particuliers en deux roues que l'on rencontre et également par les chargements qu'ils réussissent à faire.

Tout d'abord les moyens de transports afin de couper court à une image relative aux Chinois qui passeraient leur temps à nous copier. Peut-être mais ils sont également créatifs et nous allons vous le montrer.

Dans la catégorie "engins de transport" :


Le tricycle à moteur, en fait c'est à la base un vélo avec deux roues sur l'essieu arrière, le tout muni d'un moteur de cyclomoteur, Passage aux services des Mines sans garantie

Ensuite un premier perfectionnement avec une moto dotée d'un essieu arrière à deux roues

Toujours mieux le modèle précédent avec une capote
qui sert en fait de taxi à deux roues
Modèle rencontré fréquemment à Taishan

Enfin le même véhicule en version Chine du Nord (photo prise à Pékin)
avec une cabine en "dur" et le chauffeur bénéficie lui-aussi d'une protection contre le froid.
Il peut y avoir deux à trois passagers dans la cabine !

Enfin le tracteur que l'on avait surnommé le "John Deere" chinois
à mi chemin entre le tracteur et le motoculteur avec une remorque.

Passons maintenant au chapitre "Chargements en tous genres"

Le porteur d'eau des temps modernes
Record à battre 9 bonbonnes de 20 l

Récupération pour recyclage - version vélo
Le développement durable est en route !

La récupération Version moto

Ramassage du bois - version particuliers

Ramassage du bois à plus grande échelle

Transport de sacs de riz !


Transports de poules pour vendre au marché

Bétaillière à cochons !

Transport de chiens, no comment,


Pour terminer deux tranches de vie particulière :

Transport d'huile de vidange.

LE CLOU DU SPECTACLE :
Transport d'une bouteille de gaz
dans un marché couvert entre les étalages donc parmi les piétons
avec en bonus des coups de klaxon pour laisser le passage


Un grand merci à Johny qui a pris la très grande majorité de ces photos au cours de son séjour.

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22 février 2009

Macao - Un peu d'Europe en Asie

Macao, Macao, sa réputation est d'être l'enfer du jeu et garde une image de lieux de perdition. C'est peut-être vrai car elle doit son développement par la prolifération des casinos et autres jeux d'argent. D'ailleurs les jeux d'argent sont interdits officiellement en Chine et, comme les Chinois adorent les jeux, la destination de Macao est très prisée, les tours opérateurs vendent à tour de bras des séjours à Macao. Le succès est permanent et les casinos foisonnent.

A l'occasion d'un court séjour nous avons pu découvrir un autre côté de la ville, mélange harmonieux de la Chine et de l'Europe du Sud, plus particulièrement le Portugal car Macao a été jusqu'en 1999 un territoire portugais, mélange également de modernité et de vieilles pierres, de casinos et d'églises (Vade Retro Satanas !). Ce cocktail donne un charme particulier à Macao, enfin Macau pour le nom international et Ao men pour le nom Chinois en pinyin et 澳 门 en chinois.

Macao se décompose en trois parties, la péninsule avec sa vie trépidante et deux iles Taipa et Coloane, beaucoup plus calmes. Nous sommes restés pendant notre passage uniquement sur la péninsule.

Partons donc à la découverte de Macao partie européenne, avec tout d'abord la vieille ville.

La place du centre ville, avec un détail particulier les illuminations de Noël,
en sus une musique de Noël permanente et lancinante, Jingel bells sinisé....

Un bâtiment officiel avec le sapin de Noël,
que l'on rencontre de plus en plus partout y compris en Chine,
offensive commerciale comparable à celle d'Halloween en France

La façade de l'Eglise Sao Paolo, qui est l'emblème de la ville,
seul vestige d'une ancienne église après un incendie.

Ensuite gros plan sur une église très bien entretenue l'Eglise Sao Domingos, aux couleurs pastels caractéristiques des églises du Sud de l'Europe :

Une vue de l'extérieur


La nef, où on distingue sur les côtés deux singularités :
des porte-fenêtres sur les cotés de la nef,


des balcons avec garde corps à l'étage

Un détail du chœur
avec une statue de Fatima (!) au fond.

Dans un autre quartier "portugais" il existe encore de belles réalisations

L'église Sao Lourenço, d'une grande finesse et entourée d'un jardin tropical

Une vue intérieur permet d'admirer la luminosité, le choix des couleurs,
les vitraux, bref un petit coin de paradis en Asie.

Pour terminer la visite des anciens quartiers un aperçu du largo Santo Agostinho

et du plus vieux théatre classique d'Asie, le Teatro Dom Pedro V

Enfin un détail de vitraux de la Cathédrale du largo da Sé moins intéressante :

Pour le plaisir des yeux et de la photo

Macao reste également une ville chinoise avec par exemple le Temple de la déesse A Ma, qui date du 16ème siècle, et dont le nom est à l'origine de Macao (A Ma Gao) .
Ce lieu est très fréquenté pour se faire prédire son avenir et pour prier en vue de faire de bonnes affaires, les marchands installés font eux à coup sûr de bonnes affaires.

Une salle de prières

Bien que nous ayons fait la visite en décembre sous un crachin breton, 20°C quand même, on imagine aisément le charme et l'ombre que peuvent apporter de nombreux jardins bien fleuris et dotés de jeux, pratique très courante en Chine, où tout un chacun peut venir faire son exercice physique quotidien....

... de 7 à 77 ans....


Le territoire de Macao est resté longtemps protégé par un fort situé au dessus d'une colline escarpée, doté de remparts et de canons
avec un beau point de vue sur la ville et muni d'un phare au look très européen :

Alors Macao , enfer du jeu, c'est comment ? Difficile d'en faire des photos à l'intérieur des casinos, mais un quartier entier avec immeubles de grande hauteur, et dans lequel tout bâtiment fait salle de jeux !!!

L'emblème de la ville pour ce côté jeux est l'hôtel Lisboa, cela ne s'invente pas, à l'architecture si caractéristique, certains y voient un ananas. Il appartient au magnat local du jeu Stanley Ho.

Extérieurement les illumunations sont assez réussies



Ou encore l'ananas

L'intérieur fait étalage d'un luxe inouï avec des vitrines exposant des œuvres très variées


Un dragon - bateau en or (?),

Un détail d'une défense en ivoire finement sculptée.

Pour le plaisir des yeux un hôtel joliment éclairé :


Macao est donc bien un lieu plein de contrastes et finalement plus varié que son image liée aux casinos et au jeu en général. Nous y reviendrons notamment pour visiter les deux iles qui ajoutent une dimension plus grande aux contrastes puisqu'elles sont calmes, est-ce possible en Chine, et restées proches de la nature.

Le petit clin d'oeil de la fin : Macao est bien en Chine

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20 février 2009

Pékin - Cité Interdite

La Cité Interdite est au cœur de la Ville de Pékin, c'est même le centre de la ville et selon la philosophie chinoise c'est même le centre du monde !

Quand l'empereur décida de transférer la capitale de l'Empire à Pékin, d'ailleurs Pékin en chinois se prononce beijing, ce qui veut dire capitale du nord, il décida de construire cette cité qui est à la démesure de ce pays. Les chiffres sont impressionnants, la cité s'inscrit dans un rectangle de 960 m par 750 m, elle est entourée de douves de 52 m de large, on dénombre 9000 chambres, etc.


Une vue à contre-jour qui donne un aperçu de la taille

Le plan de la Cité reprend le schéma des maisons traditionnelles chinoises; Tout est aligné selon un axe Nord Sud avec une parfaite symétrie. L'ensemble se divise en deux parties, la Cour Extérieure pour les personnes qui travaillaient sans y résider et une Cour Intérieure qui correspond à la partie occupée par les officiels. Cette dernière partie abritait les bureaux, la résidence de l'Empereur , les appartements des impératrices douarières.... les concubines et les enfants de l'empereur.

En avant pour une visite réalisée par une température glaciale renforcée par un vent soutenu.

Commençons par l'entrée sud par la porte Tian An Men (porte de la paix celeste) et sacrifions au cliché de la photo du Président Mao.
Après avoir franchi cette porte sud on entre dans une immense cour qui se termine par la porte Duan Men.
Après avoir passé cette porte et parcouru une bonne distance on entre pour de bon dans la Cour Extérieur en franchissant la porte du midi (Wu Men). L'impression la plus forte est liée à l'immensité des cours, des batiments et par cette protection de l'empereur grâce à un grand nombre de barrières successives. La raffinement est également perceptible dans les noms, tout d'abord Porte de l'Harmonie, suivie des Palais de l'Harmonie Suprême, de l'Harmonie du Milieu et de l'Harmonie Préservée.

Intérieur de la Cour


Détail donnant une vue en perspective avec des colonnes de marbre..

Une vue montrant la forme des toits et les dispositions des figurines de toit

Décoration sous les toits

Détail de décoration sur les toits

Comme toujours à Pékin on ne peut pas pénétrer à l'intérieur car les Chinois aiment toucher à tout ce qu'ils observent, pour protéger les objets il est donc interdit d'entrer et on observe de l'extérieur.

Là encore la taille est imposante et les objets d'une grande richesse.
Le trône de l'impératrice (sous réserve)


Une vue d'un autre palais avec le trône de l'empereur



Enfin une vue du dernier palais

Depuis notre arrivée en Chine on a remarqué le grand nombre de figurines sur les faitières des toits, elles avaient pour bit de chasser les mauvais esprits (quand ils lancent des pétards c'est pour la même raison) et les incendies (il faut dire que les maisons ont longtemps été en bois et que de nombreux incendies ont détruit des palais en Chine). Les figurines sont réalisées en terre cuite émaillée, ce qui leur permet de conserver dans le temps un parfait état.

La cité Interdite permet d'agrémenter notre collection comme vous pouvez le constater,

Le nombre est lié à l'importance du bâtiment,


Un gros plan sur un animal particulier (recherche d'identité en cours)

Un petit bâtiment au cœur des jardins


Ensemble de bâtiments en cours de restauration donc inaccessibles,
intéressant par les différentes figurines sur les toits.

Dans un prochain message on essaiera de compléter la conception et la signification des différentes figurines de toits.

On trouve également dans la Cité Interdite de belles réalisations de statues très variées :


La tortue qui symbolise la puissance impériale, la longévité et la sagesse, 


Le lion qui représente la puissance et la dignité impériale.

En général ils sont disposés a l'entrée des palais par paire, un lion mâle qui s'appuie avec la patte droite sur une boule représentant l'unité de l'état et une lionne (sur la photo) qui s'appuie avec sa patte gauche sur un petit animal représentant la succession sans fin de la puissance impériale.


un espèce de croisement entre l'éléphant et le dragon ??



Et enfin la licorne encore dénommée "cheval-dragon" qui représente le triomphe de la justice. Elle incarne donc la volonté impériale de punir le mal et de promouvoir le bien !

Pour le plaisir des yeux quelques figures géométriques intéressantes avec le choix de couleurs très spécifiques de la cité interdite, le rouge, le jaune, le rose et le pourpre, certains appellent d'ailleurs la Cité Interdite, la Cité Pourpre.



En marge d'un palais, la jarre était remplie d'eau en permanence pour accélerer l'extinction d'un incendie éventuel
Une vue d'un mur en mosaïque
Un exemple de mur pourpre.....

Un exempe de porte avec une belle perspective

Une autre porte dans les tons de rouge.

Pour terminer cette promenade, un aperçu du jardin qui doit révéler toute sa beauté au printemps mais gratifié de bâtiments remarquables

avec cette fontaine
Un petit pavillon de jardin...

au toit intérieur fortement décoré


La Cité Interdite est donc un trésor à découvrir et à redécouvrir. Notre visite de quelques trois heures nous a permis d'avoir un premier aperçu qui révèle une variété considérable et nous incite à poursuivre la découverte à une prochaine occasion. Si possible par une température plus propice à la flânerie.

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Pékin - exterieurs de la ville

Pour compléter la découverte de Pékin, on vous propose l'inévitable Grande Muraille, la visite du tombeau d'un Empereur Ming e quelques extraits sur la vie à Pékin.

La Grande Muraille , ce sujet qui représente à lui tout seul la Chine par son aspect monumental, à la taille du pays et aussi par sa volonté de se protéger des assaillants voir de se replier sur lui-même, nous nous devions de le traiter. Compte tenu de la date de notre visite de Pékin et du délai dont nous disposions, nous nous sommes contentés d'un petit aperçu dans un site reconstruit pour les touristes. La vraie découverte nécessite de s'éloigner de 200 kms de pékin et de faire une randonnée de plusieurs jours pour mieux appréhender cette grande muraille.

Donc nous y étions :

Et il ne faisait pas chaud !


Même reconstituée, le spectacle est impressionnant, la photo résulte en fait du montage de plusieurs photos....


Il suffit d'imaginer une muraille de plusieurs milliers de kilomètres, réalisée à la main, dans des endroits difficiles d'accès, pour mesurer la souffrance des hommes qui l'ont construite.


Et quand on dit difficile d'accès, c'est peu dire :

Donc la muraille en randonnée, cela se mérite.


Au détour on découvre des particularités, par exemple une ligne de cadenas accrochée contre un mur.

La tradition veut que les jeunes couples attachent des cadenas aux chaînes qui longent un précipice. , Ces porte-bonheurs, auxquels sont noués des rubans écarlates, sont le symbole de leur union éternelle. On trouve principalement ces cadenas sur les montagnes sacrées de Chine.

Nota :pour les pros de la photo, je suis désolé de leur infliger l'erreur de cadrage du débutant, je ferai mieux la prochaine fois, il suffisait de se tourner de 60° et il n'y aurait pas eu d'ombre....

Pendant l'escapade hors des murs de Pékin nous avons également visité le site des tombeaux des Empereurs Ming et le musée associé.
La dynastie des Ming qui a laissé une empreinte significative a régné de 1368 à 1644 (précis !). Après plus d'un siècle de domination mongole sous les Yuan, la population chinoise rejeta le « règne des étrangers ». Ce mouvement, qui pris la forme d'une suite de révoltes paysannes, repoussa la dynastie Yuan dans les steppes mongoles et établit la dynastie Ming en 1368.
La dynastie Ming s'ouvrit sur une renaissance culturelle : les arts, particulièrement l'industrie de la porcelaine, se développèrent comme jamais auparavant. Les marchands chinois explorèrent et commercèrent dans tout l'océan Indien, atteignant même l'Afrique lors des voyages de Zheng He ; on construisit une grande flotte comprenant des navires à quatre mâts de tonnage supérieur à 1 500 tonnes. Ce sera dans l'histoire de la Chine le seul moment où les Chinois s'interesseront à la mer, la boussole est une invention chinoise, mais détail l'aiguille indique le Sud ! La petite histoire raconte qu'en fait l'empereur avait ordonné cette expédition pour retrouver l'amant d'une de ses épouses et que de guerre lasse l'expédition s'est arrêtée en Afrique et est retournée en Chine bredouille.
L'armée régulière comptait un million d'hommes ; plus de cent mille tonnes de fer étaient produits par an, en Chine du Nord, et de nombreux livres furent imprimés à l'aide des caractères mobiles inventés au XIe siècle, pour méméoire Gutemberg a "inventé" l'imprimerie en Europe aux environs de 1450.
Il a été dit que la Chine du début de l'ère Ming était le pays le plus avancé de la Terre.

Cette dynastie entreprit d'enterrer tous les empereurs sur un même site, dans un cirque de plusieurs kilomètres de largeur. Ce lieu a bien sûr été choisi pour que les empereurs soient protégés même dans leurs tombes des vents, des mauvais esprits etc. Au final il y a 13 tombeaux et on peut visiter principalement un tombeau celui de Dingling destiné à l'empereur Wanli. Celui-ci était prévoyant puisqu'il débuta la construction de son tombeau à l'age de 14 ans, mais compte tenu de la taille de l'édifice, il valait mieux commencer tôt.

Une vue générale du site, mais attention c'est une miniature qui fait partie du parc Splendid China à Shenzhen
La topologie de l'ensemble reprend les mêmes principes de la symbolique chinoise. En effet on entre dans une grande cour carrée, symbole de la Terre puis on pénètre dans un deuxième ensemble fortifié rond , symbole du Ciel; à l'intérieur du deuxième ensemble un tumulus de terre qui protège le tombeau.

La visite du site débute donc par la première porte d'accès à la cour:

On distingue au fond les reliefs qui entourent le cirque.

Au détour comme toujours des jardins bien agréables (en été certainement)

Oh la belle bleue


Sympa le salon de jardin !

La visite continue par une vue des fortifications


Un détail avec une rampe d'accès d'époque et on devine l'ensemble d'arbres également d'époque

Enfin les salles des tombeaux maheureusement pas encore totalement en ordre pour permettre une visite plus intéressante :


A noter une porte à deux battants en marbre !

Enfin la porte d'accès par où les archélogues ont découvert le tombeau :

l'épaisseur des murs de protections est "correcte" !

La visite se termine par le musée qui permet de découvrir les pièces trouvées dans le tombeau qui donne un aperçu de la richesse des empereurs :

Pour l'empereur

Pour l'une des deux impératrices

De retour à Pékin et pour terminer un extrait choisi avec quelques images de la ville :

Un détail de décoration pour la charpente d'un toit
Une "fanfare" de plein-air, dans un jardin jouxtant la Cité Interdite,
pour mémoire il fait en dessous de zéro,
Plus loin dans le même jardin une chorale de presque professionnels,
eu égard à la qualité du spectacle,
Un lac qui devient un terrain de jeu très structuré,
avec des zônes pour le hockey,


des zônes pour des engins particuliers, espèce de traineau sur glace constitué d'une chaise soudée sur deux plats métalliques

Enfin petit détail, des personnes qui balayent en permanence la glace du lac !

Les vieux quartiers de Pékin qu'on appelle "hutongs" , certains ont été épargnés de la frénésie immobilière de la Chine :

Une ruelle comme tant d'autres
Un exemple de maison

Une entrée de maison fort sympathique

Dans l'enceinte du Temple des Lamas, haut lieu du boudhisme tibétain rencontre avec deux moines boudhiques


Pour terminer Pékin by night, entrée sud de la place Tian An Men :

Posté par Coco70120 à 06:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]